Croire en l’humanité

Bonjour á tous. Aprés un long silence, notamment du á un voyage, á mon déménagement á Budapest et á un gros probléme d’ordi, je vous le dis, je suis toujours vivant.

Avertissement : ceci sera un article avec des accents omis ou dans le mauvais sens (j’aimerais bien vous y voir, avec un clavier hongrois sous les doigts).

Avant de parler un peu de ma vie á Budapest trés prochainement, il faut que je vous parle de mon voyage. Pécs-Subotica (Serbie)-Timisoara (Roumanie)-montagnes roumaines-Debrecen (Hongrie)-Budapest.

Pour voir les photos, je vous demanderai de passer par ici : http://www.flickr.com/photos/63324416@N07/?saved=1 (les photos sont dans le désordre mais j’ai mis des légendes). Jetez y un oeil, il y en a des trés belles, surtout celles prises par Colin.

Bref, j’aurai du mal á résumer ce voyage. Il s’est passé trop de choses, j’ai vu et appris beaucoup, juste en une petite semaine. Je voudrais juste vous parler d’une chose.

Tous les gens que nous avons rencontré pendant ce voyage était vraiment accueillants. Accueillant comme j’ai rarement vu. Deux expériences marquantes :

– A Subotica d’abord, quand on a décidé de faire du CouchSurfing. On est tombé chez des un couple de la minorité hongroise de Serbie qui nous ont traité comme si on les connaissait depuis 15 ans, en nous invitant á manger et en dormant dans leur cuisine pour nous laisser la chambre/salon.Et aussi jusqu’á prendre une grosse heure sur temps de travail pour nous aider á récupérer notre voiture á la fourriéere. Ces gens, on ne les connaissait pas du tout avant.

– Mais surtout, ce qui me redonne confiance en l’espéce humaine, c’est notre expérience roumaine. Arrivées vers 21 heures au fin fond de la campagne roumaine, au début de la montagne, nous décidames (oui, je me sens d’humeur littéraire) de nous arreter camper. En allant voir une « petite dame » (dixit Noé) pour savoir si on dérangeait lá oú on voulait planter notre tante, je sais pas trop ce qui c’est passé, mais un brave couple d’une soixantaine d’années (au départ un peu méfiants) nous ontinvité á planter notre tente dans leur jardin. Comme ca. Pour la communication, c’était avec le roumain de Noé, avec les gestes et avec la fille de ces braves gens, parlant un peu anglais, et en communication téléphonique quasi continue. Aprés leur avoir dit qu’on avait tout ce qui nous fallait, ces braves gens nous ont offert du lait. Vous savez, le vrai, de la campagne, pas celui de Carrouf’. Et aprés leur avoir dit qu’on avait vraiment tout ce qui nous fallait pour manger, ils ont sorti la polenta (sorte de semoule typique en Roumanie) avec autant de créme (vous savez, la vraie…) par dessus.  Je précise que ces gens étaient des paysans, ne vivant que de leurs 3 moutons, 3 poules et de leur vache, avec les toilettes séches au fond du jardin, assez éloignés des stardards francais. La méfiance des premiéres minutes passée, je crois qu’on faisait vraiment partie du paysage pour eux et ne voulaient pas qu’on reparte. On leur a promi de revenir dans un an (« si vous revenez plus tard, on sera au cimetiére » nous dit l’engageant monsieur. Ces gens lá, on ne les connaissait absolument pas non plus, et c’est á peine si on arrivait á ce comprendre. Et pourtant.

Forcément mon récit est bien plus fade que la réalité. Mais j’espére vous avoir fait sentir l’esprit.

Je crois en l’humanité.

A vous de juger

Après la loi sur les médias il y a quelques semaines, voici maintenant que nos amis du parti au pouvoir ont sorti une nouvelle constitution. Oui, je dis « sorti » parce qu’il n’y a pas eu vraiment de concertation avec les partis d’opposition. Petit florilège des points controversés de ce nouveau texte :
– La Hongrie, jusqu’alors « Magyar kösztarsasàg » officiellement (République hongroise) devient « Magyarorszàg » (Hongrie). Rien ne change me direz vous. Mais en réfléchissant, quelle utilité de retirer le mot « république » si le terme est toujours d’actualité?
– des allusions claires au christianisme sont faites dans la constitution. « dans la continuité de la sainte-couronne » par exemple.
– Le mariage est, selon cette nouvelle constitution, « l’union d’un homme et d’une femme ». La légalisation du mariage homosexuel, par exemple par un gouvernement à gauche dans quelques années, serait alors anticonstitutionnel.
–  La cour constitutionnelle ne peut plus être saisie par un citoyen lambda.
– « La vie du foetus sera préservée dès la conception ». Pourtant, l’avortement est autorisé en Hongrie, et ce depuis les débuts du régime communiste (fin des années 40).
– D’autres choses plus techniques, sur l’organisation des élection ou le partage du pouvoir.

Bref, constitution très conservatrice, faite par le parti au pouvoir Fidesz et limitant les pouvoirs d’un éventuel futur gouvernement de gauche.

Orbàn Viktor, premier ministre hongrois (parti conservateur FIDESz) depuis avril 2010

Pendant ce temps là, dans le nord de la Hongrie, les milices fascistes sont de sortie. La magyar gàrda (garde hongroise, proche du parti d’extrême droite Jobbik) fait régulièrement des séances d’entrainement et des sorties d’intimidation, surtout dans les villages où la population rom est importante. Le problème vient toujours de la même chose : la pauvreté. Sous le régime communiste, tout le monde devait travailler, obligation légale, et il n’y avait pas de chômage. Même les roms, s’occupant souvent de travaux agricoles. Avec le changement de régime, la Hongrie s’est mise à être en concurrence avec les autres pays d’Europe et son agriculture n’était vraiment pas compétitive puisque datait d’un système vraiment dépassé et pas du tout compétitif. Les emplois se sont donc fait moins nombreux, le chômage a été très important. La population rom est souvent la première touchée par ce chômage. Quelques uns, une infime minorité, a commencé à faire des petits larcins pour survivre, ce qui a attisé la colère de la population envers la communauté toute entière. Et on en arrive au problème d’aujourd’hui.

Ces démonstrations de force, ouvertement racistes, arrangent malheureusement presque toute la classe politique (par la même occasion voilà le petit aperçu de la vie politique hongroise que je vous dois depuis très longtemps):
– Le Jobbik, parti d’extrême droite (mais attention, c’est encore un autre discours que le FN, eux, ils incitent très clairement à la haine et s’en foutent de la « respectabilité »), faisant environ 20% aux élections, gagne forcément de la « crédibilité » lors des parades de la Magyar gàrda
– La Fidesz, parti au pouvoir, fait voter des lois, gesticule, ce qui a l’air de plaire à l’électorat, sans jamais pointer du doigt la source du problème, le chômage et la pauvreté.
– Les partis d’opposition (principalement LMP, Lehet màs a politika, une autre politique est possible, parti vert qui se revendique hors-système, assez puissant en ce moment, et MSzP, Magyar Szocialista Pàrt, parti socialiste hongrois, au pouvoir quelques années auparavant mais aujourd’hui complètement décrédibilisé) critiquent forcément l’extrême droite et le gouvernement, ce qui les renforce également
– Donc, les perdants sont juste les habitants de ces villages, « hongrois » (même si ils sont tous hongrois finalement) et roms.

France 2 a fait un court reportage sur ces 2 sujets. C’est pas complet, un peu simpliste et donne une très mauvaise image de la Hongrie, mais au moins, ils en parlent.

Et pendant ce temps là, en France, on est pour un espace Schengen unilatéral, genre « on veut bien profiter du libre échange, mais les immigrés sûrement pas ».

Pauvre Europe.

Crack! Eau, vie.

Il y a maintenant 3 semaines (non je ne suis pas en retard…), je suis allé à Cracovie, en Pologne, profitant d’un pont, le 15 mars étant férié en Hongrie.

Voyager en Europe centrale, c’est sympa, c’est pas cher, mais qu’est-ce que c’est loooooooong. Après trois heures pour arriver à Budapest, puis une huitaine pour arriver à Katowice et encore deux petites heures jusqu’à Cracovie, on arrive à destination. Mais le jeu en vaut la chandelle.

Quelques photos (comme d’habitude, cliquez pour agrandir) :

Le château « Wawel »

Dans un parc à l’extérieur de la ville, au milieu de barres HLM communistes.

De gauche à droite : Sophie, Sylwia et votre humble serviteur.

Va falloir réviser votre français par contre.

 

La maladie observée en République tchèque se répend en Pologne! « Hé les gars, on a oublié les voyelles! »

Jean Paul, bien évidemment.

Voilà pour les bases. Cette ville m’a vraiment plu. On s’y sent bien, on est émerveillé à chaque coin de rue, il y a une très bonne ambiance, beaucoup d’étudiants… Chaque quartier est vraiment différent, et donc il y en a vraiment pour tous les goûts : des musées, des coins « jeunes », des jolies rues, des grands centres commerciaux, des endroits « alternatifs » et artistiques, des bars très différents, une « night life » très active (même si bon, c’est pas pour ça que je visite une ville). En plus, il a fait très beau (on a eu de la chance je crois) et, point non négligeable, les polonais sont vraiment sympa. Et la vie est vraiment pas chère, encore moins qu’en Hongrie, je crois bien. L’Europe centrale, rien de mieux pour des vacances réussies! 🙂 Je retournerai en Pologne, et à Cracovie, c’est décidé.

Mais dans cette ville, on est souvent rattrapé par l’histoire. Je suis d’ailleurs allé visiter les camps d’Auschwitz et de Birkenau, à quelques kilomètres de Cracovie. Ce qui m’a choqué d’abord, c’est la publicité qu’on trouve dans Cracovie : des tours guidés couplés à d’autres lieux, des bus qui viennent vous chercher à votre hôtel ou des trucs dans le genre. Ce qui m’a choqué aussi, c’est les gens qui se prennent en photo en dessous de « Arbeit Macht Frei », ou sur les rails ferroviaires rentrant dans le camp, genre Auschwitz, j’y étais. Super.Bref, pour beaucoup, un lieu touristique comme un autre.

En dehors de ça, je trouve que les sites ont été bien préservés. C’est assez pesant, mais pas trop glauque. La nature reprend un peu le dessus, certaines choses sont expliquées, et ce qui n’a pas besoin d’être décrit ne l’est pas. Le camp de Birkenau est beaucoup plus frappant qu’Auschwitz : des baraques en bois construites à la va-vite, le poids de l’histoire vraiment omniprésent. Bref, on n’y apprend pas grand chose, mais ce n’est vraiment pas le but. On se sent tout petit, et concerné par l’avertissement du mémorial :
« Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes, et d’enfants, en majorité des juifs de divers pays d’Europe soit à jamais, pour l’humanité, un cri de désespoir et un avertissement. Auschwitz -Birkenau 1940-1945 »

En espérant ne pas vous avoir plombé le moral, je vous salue!


Mystère et boule de gomme

Bon, d’accord, c’est normal d’avoir une série de poubelles, bien rangées dans un coin du parking de la fac. Mais allons y voir de plus près…

Si quelqu’un peut m’expliquer ça…

J’attends vos suppositions…

Breaking news!

Je suis revenue de ma presque-semaine en Pologne. C’était vraiment très très bien, je vous conseille d’aller à Cracovie, vous ne le regretterez pas! Et je repars demain matin très tôt pour Szeged, une ville du sud de la Hongrie pas très loin. Promis après, je garde mes sous pour quelques semaines! Vous aurez des photos bientôt, ne vous inquiétez pas!

Toujours est il qu’il s’est passé plein de choses depuis mon dernier post. Alors voici quelques informations et réactions :

  • D’abord, bienvenue à Nathan, mon neveu né il y a quelques jours. J’ai vu quelques photos, il est très très beau, mais c’est normal, c’est de famille.
    D’ailleurs, arrêtez de me féliciter moi, j’y suis pour rien. Adressez vous aux heureux parents! 😉
    J’ai appris l’arrivée à venir du bébé en août, quelques jours seulement après mon arrivée en Hongrie : j’ai suivi attentivement la grossesse et suivrai ses premières semaines d’ici. Voilà une bonne raison de garder un oeil sur la France! D’ailleurs, je repars pour une dizaine de jours en Normandie dans un mois.
  • Ensuite, mes pensées se tournent naturellement vers le Monde Arabe et le Japon. Je pense particulièrement aux étudiants de Sciences-Po partis là bas. Partir vivre au bout du monde n’est pas quelque chose de facile et d’anodin, ça doit être particulièrement difficile à vivre dans des cas comme ceux là.
  • Je vous encourage vivement à suivre le blog de Marlaine, amie proche du Havre et exilée depuis quelques jours à San Francisco, pour un an. Il y a aussi le blog de Charlène, encore en construction je crois, pour suivre des aventures anglaises. Bref, comme toujours, n’oubliez pas de cliquer sur les liens à gauche, c’est dépaysant et moins cher qu’un billet d’avion.

Je vous fais des bisous et reviens très vite!

Busójárás

Dimanche, c’était le grand évènement de Mohács, une ville de 20.000 habitants au bord du Danube, à quelques poignées de kilomètres à l’est de Pécs, et tout près de la Croatie et de la Serbie. Les Busójárás (marche des Busó), durent 5 jours, souvent fin février ou début mars, et le dimanche est le plus « gros » jour. Les Busó, c’est ces espèces d’ours, ou de moutons (j’ai pas bien identifié leur espèce…), qu’on voit partout dans la ville. Etre Busó, c’est un privilège : il faut être parrainé par un autre Busó. La plupart ont commencé très jeune (entre 10 et 14 ans) et sont des hommes.

Selon les légendes populaires, les Busó sont soit censés effrayer les turcs (une des plus importantes batailles des hongrois contre les turcs a eu lieu à Mohács), soit effrayer l’hiver. Eh oui, normalement, il va faire chaud maintenant (et c’est pas de refus)!

Bon, j’arrête mon blabla et je vous montre.

 

Et le soir venu…

Bref, une belle fête populaire au milieu de l’Europe centrale, qui m’a rappelé la gentillesse des hongrois et la richesse de leur culture! =)

Cocorico!

Bien le bonjour!

Juste un message court pour vous montrer la belle carte des français à Pécs, réalisée (par mes soins) pour la présentation française de mercredi dernier! C’est un peu flou ici, mais beaucoup mieux si on clique sur la photo!

Tous les mercredis, 3 ou 4 pays se présentent avec une vidéo de 15 minutes environ et un buffet où tout le monde peut venir piocher. Au menu français : tarte au citron, mousse au chocolat, crêpes, Cognac, vin rouge, saucisson, camembert et brie, quiche, punch (pour représenter les antilles!), far breton! =)
La vidéo n’est malheureusement pas sur youtube pour des raisons de droits d’auteur des musiques et vidéos utilisées…

Sinon, en ce moment, je fais du sport. J’ai choisi l’activité « bataille de boules de neige ».

Dimanche, je vais au carnaval de Mohàcs, près de Pécs, je ne manquerai pas de vous faire partager ça! A très bientôt!